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J’AI PERDU LE CIEL
MAIS IL PARAIT QU’IL N’A JAMAIS EXISTE
ALORS J’AI RIEN PERDU
REMARQUEZ J’AI RIEN GAGNE NON PLUS
A PART L’ILLUSION D’ETRE MORT
MORT SUR UNE PLAGE DESERTE OU LE VENT SOUFFLE FORT
OU LE VENT SOUFFLE DANS LE DOS
FACE A LA MER
IL ME POUSSE A Y PLONGER ET JE N’AI RIEN A Y GAGNER
JUSTE A M’Y NOYER
NE PLUS RESPIRER AU FOND
UNE HISTOIRE SUPERFICIELLE
LES COUDES AU FOND DES YEUX
ET DIRE QUE JE CROYAIS AUX FEMMES
C’EST TOUT JUSTE SI JE CROIS EN L’HOMME
PENDANT CE TEMPS LES DUNES M’ATTENDENT
ELLES ME VOIENT NAGER AU MILIEU DES REQUINS
MAIS CA Y EST JE N’AI PLUS DE MAINS
TU SAIS CE QU’ELLES DISENT “LE CORAIL” IL PARAIT
OUI LE CORAIL
MAIS DU SANG COULE SUR LE SABLE ET LE SEL PIQUE
SURTOUT NE PAS TOUCHER L’EAU
SURTOUT NE PAS TOUCHER L’EAU
LA CICATRICE
GUERIR
I TRIED TO LOVE YOU AS A MAN
I TRIED TO LOVE YOU AS A MAN
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Je n'aurais jamais cru qu'on se rencontrerait
Le hasard est curieux, il provoque les choses
Et le destin pressé un instant prend la pause
Non je n'ai rien oublié
Je souris malgré moi, rien qu'à te regarder
Si les mois, les années marquent souvent les êtres
Toi, tu n'as pas changé, la coiffure peut-être
Non je n'ai rien oublié
Marié, moi ? allons donc, je n'en ai nulle envie
J'aime ma liberté, et puis, de toi à moi
Je n'ai pas rencontré la femme de ma vie
Mais allons prendre un verre, et parle-moi de toi
Qu'as-tu fait de tes jours ? es-tu riche et comblée ?
Tu vis seule é Paris? mais alors ce mariage ?
Entre nous, tes parents ont dé crever de rage
Non je n'ai rien oublié
Qui m'aurait dit qu'un jour sans l'avoir provoqué
Le destin tout é coup nous mettrait face à face
Je croyais que tout meurt avec le temps qui passe
Non je n'ai rien oublié
Je ne sais trop que dire, ni par où commencer
Les souvenirs foisonnent, envahissent ma tête
Et le passé revient du fond de sa défaite
Non je n'ai rien oublié, rien oublié
A l'age où je portais mon amour pour toute arme
Ton père ayant pour toi bien d'autres ambitions
A brisé notre amour et fait jaillir nos larmes
Pour un mari choisi sur sa situation
J'ai voulu te revoir mais tu étais cloîtrée
Je t'ai écrit cent fois, mais toujours sans réponse
Cela m'a pris longtemps avant que je renonce
Non je n'ai rien oublié
L'heure court et déjà le café va fermer
Viens je te raccompagne é travers les rues mortes
Comme au temps des baisers qu'on volait sous ta porte
Non je n'ai rien oublié
Chaque saison était notre saison d'aimer
Et nous ne redoutions ni l'hiver ni l'automne
C'est toujours le printemps quand nos vingt ans résonnent
Non je n'ai rien oublié, rien oublié
Cela m'a fait du bien de sentir ta présence
Je me sens différent, comme un peu plus léger
On a souvent besoin d'un bain d'adolescence
C'est doux de revenir aux sources du passé
Je voudrais, si tu veux, sans vouloir te forcer
Te revoir é nouveau, enfin... si c'est possible
Si tu en as envie, si tu es disponible
Si tu n'as rien oublié
Comme moi qui n'ai rien oublié
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L'amour est encore plus beau quand il est symétrique. Une relation ou l'un donne et l'autre reçoit ne peut pas durer éternellement. Voici un texte de Jacques Salomé qui l'explique très bien :
Il y a des amours pépinières
J’appelle amour pépinière, un amour capable d’accueillir l’autre inconditionnellement. De l’accepter sans aucune réticence dans sa vulnérabilité, ses insuffisances et ses manques. Il s’agit de quelqu’un (homme ou femme) qui donne son amour à un(e) autre qui ne l’aime pas, qui se laissera seulement aimer, emporté, porté par cet amour offert à cœur perdu.
« Elle était si sûre d’elle, ayant réponse à tout, sans jamais s’affoler ou s’irriter que j’en étais fasciné. Car moi, je me sentais si peu sûr de moi, si incertain. Toujours à hésiter, à m’interroger sur le bien fondé de mes actes, n’arrivant jamais à prendre une décision, reportant aux calendes mes engagements. Ma rencontre avec elle a été une véritable révolution dans ma vie… »
Les amours pépinières sont incroyablement généreux, ils s’offrent à des personnes souvent en difficulté, peu sûres d’elles ou qui n’ont pas encore suffisamment grandies à l’intérieur. Il s’agit de personnes en gestation peu capable encore d’être des partenaires capables de proposer des relations en réciprocité, vivantes et équilibrées.
« Quand je l’ai rencontrée, elle était au fond du trou. Elle venait de vivre une séparation chaotique avec le père de ses enfants. Elle semblait perdue et elle m’a laissée croire que j’étais son sauveur. Ce qui me convenait parfaitement, car j’avais aussi besoin de me prouver que je pouvais avoir de la valeur pour quelqu’un… Notre relation fut merveilleuse tant que je sentais qu’elle avait besoin de moi. Le jour où elle affirma son indépendance en ayant de moins en moins besoin de mon soutien, ce fut la fin. »
C’est ainsi que celui ou celle qui sera l’objet d’un amour pépinière va pouvoir croître, s’embellir, prendre de l’assurance, développer ses ressources et un jour ayant acquis suffisamment de confiance en lui ou en elle, pourra…quitter celle ou celui qui les a aimés. Les amours pépinières sont toujours très douloureux, pour la pépinière ! Mais il faut croire, vu le nombre de ces amours, que chacun y trouve son compte. Y compris celui ou celle qui donne ainsi ses enthousiasmes, la richesse de ses sentiments, les stimulations de ses passions, la générosité de son corps, de ses rêves et de ses projets.
Les amours pépinières durent quelques années, le temps pour l’autre de grandir, de s’affirmer, de découvrir ses potentialités et ses propres aspirations, puis de prendre le risque de s’envoler et d’être suffisamment autonome pour conduire sa propre vie ou prendre en charge à son tour… quelqu’un d’autre plus vulnérable que lui !
« Pendant des années, je l’ai porté à bout de bras, j’ai même écrit la dernière partie de sa thèse de médecine qu’il n’arrivait pas à conclure depuis quatre ans. Après quinze ans de mariage, il m’a annoncé qu’il me quittait. Qu’il se sentait suffisamment solide pour affronter la vie tout seul. En fait j’ai découvert qu’il avait rencontré une ex-toxico, qu’il avait pris en charge. La pépinière, c’était lui dans cette nouvelle relation. J’ai eu la curiosité de savoir jusqu’où cela irait ? Après dix ans de vie commune, c’est elle qui l’a quitté. J’ai vraiment compris ce qu’était une relation pépinière… »
Ainsi dans ces amours asymétriques, l’équilibre du couple ne peut reposer que sur l’inégalité des ressources et des attentes. Tout se passe comme si l’un des deux devait toujours être en dépendance de l’autre. Quand la dépendance est rompue, la relation est en souffrance et menacée. Mais au départ il y a le plaisir d’aimer quelqu’un que se laisse aimer avec tous ses manques, ce qui constitue un appel, une aspiration, une invitation à donner le meilleur de soi.
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Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
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Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
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J'aurai aimé tenir ta main un peu plus longtemps
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J'aurai aimé tenir ta main un peu plus longtemps
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Tu sais que j’ai du mal,
Encore à parler de toi,
Il parait que c’est normal,
Il n’y a pas de règles dans ces jeux là.
Tu sais j’ai la voix qui se serre,
Quand je te croise dans les photos,
Tu sais j’ai le cœur qui se perd,
Je crois qu’il te pense un peu trop.
C’est comme ça,
C’est comme ça.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.
Et tu sais j’espère au moins,
Que tu m’entends.
C’est dur de briser le silence,
Même dans les cris, même dans la fête,
C’est dur de combattre l’absence,
Car cette conne n’en fait qu’à sa tête.
Et personne ne peut comprendre,
On a chacun sa propre histoire.
On m'a dit qu’il fallait attendre,
Que la peine devienne dérisoire.
C’est comme ça,
C’est comme ça.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.
Et tu sais j’espère au moins,
Que tu m’entends.
Je voulais te dire que j’étais fier,
D’avoir été au moins un jour,
Un peu ton ami et ton frère,
Même si la vie a ses détours.
C'est comme ça,
C'est comme ça.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.
Et tu sais j’espère au moins
Que tu m'attends.
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